France Inter addict ! / J'écoute France Inter toute la journée

Publié le par Nanalure

Est-ce que c'est normal Docteur ?
Depuis que je n'ai plus de télé, j'écoute France Inter.
Le problème, c'est que je suis accro... Quand je commence, difficile de m'arrêter.
J'ai déjà réussi à décrocher. Par obligation! Ce fut rude. Mais il faut avouer qu'un bain d'actualités internationales avec RFI, permet de prendre un certain recul sur le contexte franco-français, et surtout d'voir une vision plus globale et bien plus détaillées du monde.

Il y eu toutefois, lors de cette cure, une situation critique: les dernières présidentielles.
Nous étions à Zorgho (Burkina) durant la campagne et comme il s'agissait d'être au fait, RFI n'a plus suffit, trop internationale (évidemment...). On a donc opté pour un non-choix. Paradoxale comme formule. Comme on a souhaité avoir du national, il a fallu choisir la seule station à laquelle nous avions accès, avec la radio satellite... Sauf que le fameux choix était : Europe 1.
Miam miam, Europe 1 au petit déjeuner, Europe 1 au déjeuner, Europe 1 au dîner ... quand on est de gauche et à 5000 km de son pays. Pour vous résumer cette période difficile, un seul et unique morceau choisi ( inoubliable) chez Morandini.

Dans le genre, prenons la température, qui vote quoi?

"- (...)  donc Madame vous avez déjà choisi votre candidat?
- Et bien non. Je me tâte, je réfléchis. Voter utile ou voter par conviction "

Donc là justement, on s'identifie, voter Royal ou voter Besancenot?

"- c'est à dire Madame, vous pouvez nous en dire plus?
- oui bien sur, j'hésite, je me dis que voter utile ce serait voter pour Mr Sarkozy mais au fond de moi j'aimerai donner mon vote à Mr DeVilliers. Je ne sais pas encore"

Vous allez me dire "Heureusement qu'on ne pense pas tous pareils..."
Certes, mais entendre ça a été déconcertant, ajouté aux heures d'info traitées avec une subjectivité exacerbée. Evidemment Radio Sarko portait bien son nom...mais c'était ça ou rien.
Bref bref bref, tout ça pour dire que dès notre retour, on s'est rué sur Inter, avec délectation, en observant les changements survenus durant nos deux ans d'absences. Et on a rechuté avec plaisir!

Il faut savoir qu'ici à la Réunion, on a accès à France Inter, en direct, donc avec le décalage horaire, 2 heure en été, 3 h en hiver, on vit les choses différement, la matinale es de 10 à 13 par exemple. Mais ça permet de découvrir des émissions... C'est d'ailleurs la seule radio nationale (service publique oblige... Merci) qui arrive jusqu'à nous. Dans nos réveils et auto radio, sinon il y a internet pour quelques infidélités (FIP ou Nova).

Etre addict à France Inter, sous-entend, avoir des habitudes, des favoris. Etre hyper assidu. Avoir des déceptions quand on loupe une chronique, une émission.


Qu'il est bon le vendredi matin quand il arrive!
La chronique de Philippe Val, le débat Sylvestre Maris...
Il ne s'agit pas ici de décrire la programmation de la chaine, juste de citer des préférences. Parce que pour en avoir parler avec d'autres toxicos (on parle toujours d'inter!), avec qui d'ailleurs l'engouement se crée très rapidement, chacun ses coups de coeurs, ses repères.
Alors donnons des noms. Ces noms qui résonnent au quotidien. Avec une mention spéciale à la matinale de Demorand, ses intervenants, et en particulier à deux journalistes du service politique Hélène Jouen et Francoise Degeois. Qui mettent du baume au coeur en ces temps difficiles.

Et puis en vrac:
- le spécialiste des procès Christian Bidner, qui met une telle passion dans sa manière de raconter les procés, qu'il les rend chaque fois aussi captivant qu'un feuilleton ( et ça n'a rien de péjoratif)
- le Téléphone Sonne d'Alain Bedouet qui fait un exercice périlleux chaque soir, sur des sujets aussi différents que pointus, il parait  d'ailleurs dans l'esprit assez proche de Fabrice Drouel (impression d'auditeur?)
- Didier Porte qui balance pertinement, et ça fait du bien là où ça dérange. Il le fait avec humour le plus souvent, mais aussi parfois avec sérieux quand la situation s'y prête, ce qui peut surprendre mais ne lui est que plus à son avantage.
- le délice des prises de bec du masque et la plume (bien plus critique et crapuleux que les pâles copies télévisées)
- le reposant, mais instructif Carrefour de l'Odéon qui arrive à rendre captivant ( encore un passionné) les vies des musiciens des plus illustres aux plus inconnus, avec toutes sortes d'anecdotes
- il y a Mermet, le Quartier libre de Caroline ou les petits bateaux, où l'on envoie notre mioche poser la question qu'on n'ose pas poser, Paoli, Weil...
- les Rendez vous avec X, qui nous interrogent? Mais comment peut il dire ça à la radio? Si c'est vrai c'est terrible...Quelle est la part de vérité?
- Et même Interfootball. Oui je dis bien Interfootball. Mais quelle prouesse de commenter un match de foot à la radio. Pas d'image que des mots. Pourtant le foot n'est pas ma tasse de thé, mais comme ici le samedi c'est "grandes ondes".Il arrive qu'on écoute jacques Vendroux et tous ses collègues. C'est comme une expérience inédite, qui vaut le détour." "But à Strasbourrrrrrg!" Peut être qu'avec un petit pétard ça s'apprécie plus.

Ce sont des voix, des personnalités, des tons des humeurs, des rendez vous, des éditos qui font du bien, qui parfois irritent, qui stimulent, qui instruisent, qui donnent la patate.
Et puisque c'est l'occasion, merci à tous!



www.rfi.fr
www.franceinter.com
Blog Françoise Degeois
Blog Alain Bedouet
Blog Bernard Maris
Site La bas Si J'y suis

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